La dépression post infarctus

Un sujet sensible mais bien réel !

Souvent, quand on a été victime d’un infarctus, dans les jours qui suivent, on est victime d’une jolie petite dépression. Ne cherche pas à l’ignorer, c’est un passage quasiment obligatoire ! En tout cas, tous les gens avec qui j’en ai parlé y ont eu droit. Alors si tu passes à travers, sois en heureux ! Pour les autres, sachez que c’est tout à fait normal !

La dépression est souvent difficile à vivre, pour soi principalement – envie de rien, d’être seul, tristesse permanente, l’impression d’avoir perdu le goût de la vie et d’être devenu un boulet pour tout le monde –, mais aussi pour son entourage. On peut le comprendre : c’est pas toujours rigolo de vivre avec quelqu’un qui est tout le temps triste. Ca pollue l’énergie positive de tout le monde. C’est un cercle vicieux : le négatif attire le négatif, qui attire encore plus le négatif… ca peut vite devenir une tourmente infernale qui peut parfois aller loin.

Comme la majorité des accidentés cardiaques, j’y ai eu droit aussi. La perte de confiance en mon corps, la culpabilité de m’être laissé aller jusqu’à ce point de presque non-retour, la nécessité urgente de changement d’habitudes de vie dans lesquelles je me plaisais particulièrement n’ont pas été faciles à avaler, et on  n’est jamais prêt pour d’aussi gros changements à faire en aussi peu de temps. Alors forcément, ça carbure dans le ciboulot. Je n’avais plus envie de rien et avais tendance à me laisser vivre étalé dans mon canapé à zapper frénétiquement les chaînes de la télévision, en espérant que le temps passe plus vite. On est d’accord, il y a plus glamour comme vie…

Un jour, j’ai eu un déclic : si je ne change pas, ça ne changera pas.

La rééducation cardiaque m’avait permis de me remettre au sport. C’est une habitude que j’avais déjà mise en place, un peu par obligation au début, j’avoue. Et heureusement ! Sans elle, je crois que ça aurait été pire. Le sport, c’est ce qui me permettait de me sentir encore en vie et m’empêchait de plonger un peu plus profondément dans ma léthargie. Mais je sentais qu’il me fallait aller plus  loin, instaurer encore d’autres habitudes pour reprendre le contrôle de moi-même et pour me permettre de me sentir mieux, aussi bien physiquement que mentalement. Des petites habitudes saines, dans lesquelles on trouve du plaisir, c’est une des clés qui m’a permis d’être où j’en suis aujourd’hui et de me sentir épanouis malgré ce qui m’était arrivé.

Mais tout ça, j’en reparlerai dans d’autres articles / vidéos 😉

Bref… Tout ça pour dire que si tu es déprimé après ton infarctus… C’est normal ! Ne te laisse pas plonger, prend le temps qu’il faut pour t’en remettre, et surtout prend soin de toi et cultive ton bien-être mental !

Tu sais mieux que personne à quel point tout peut basculer en une fraction de seconde, alors profite de chaque instant !

Et toi ? As-tu fais ta dépression post-infarctus ou es-tu passé à travers ?
Dis le moi en commentaire !

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